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La reprise matériel de mesure chez Airbus a consisté à inventorier, trier et revaloriser des équipements accumulés sur plusieurs programmes. En mars 2026, une opération a porté sur plus de 300 kg d’appareils de test et mesure, orientés vers le réemploi ou le démantèlement responsable avec Ateliers Sans Frontières, générant un impact RSE positif mesurable. Comme résultat, des bancs plus lisibles, moins de variantes, moins d’erreurs de câblage, des temps de qualification réduits et un budget équipement recentré sur les besoins réels. La reprise devient un levier de continuité industrielle et un outil RSE opérationnel pour les laboratoires techniques.
Reprise du matériel de mesure : principes appliqués chez Airbus

Nous réalisons régulièrement des opérations de reprise chez Airbus, en collectant des palettes complètes d’équipements issues de différents sites, mêlant des instruments de générations et d’états variés. Ces interventions reposent sur une mécanique simple et éprouvée.
L’exemple abordé ci-dessous illustre concrètement le déroulement d’une de ces opérations, depuis l’ouverture des lots jusqu’à l’orientation finale des équipements.
Allonger la durée d’usage des instruments de laboratoire : un enjeu technique et environnemental
Les instruments de test et mesure sont des équipements électroniques professionnels à forte densité matérielle : cartes analogiques de précision, modules RF, alimentations stabilisées, châssis modulaires PXI ou VXI. Leur fabrication mobilise des métaux techniques, des composants spécialisés et des chaînes d’approvisionnement longues, dont l’impact se concentre majoritairement en phase de production.
Selon l’ADEME et les analyses de cycle de vie publiées par GreenIT.fr, la fabrication représente la part principale de l’empreinte environnementale des équipements électroniques professionnels. Prolonger leur durée d’usage constitue donc un levier direct pour éviter la production d’appareils équivalents.
À l’échelle mondiale, les déchets électroniques représentent aujourd’hui l’un des flux de déchets à la croissance la plus rapide. L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle que ces équipements contiennent des substances techniques complexes dont la gestion nécessite des filières structurées et documentées pour éviter les impacts environnementaux et sanitaires associés à leur traitement.
Dans les environnements aéronautiques, les parcs d’instrumentation évoluent par couches successives liées aux programmes. Certains équipements restent opérationnels mais peu visibles dans l’inventaire actif, d’autres deviennent incompatibles avec les architectures de banc plus récentes sans être techniquement obsolètes.
Dans le cas de l’opération menée chez Airbus en mars 2026, environ 300 kg d’équipements ont ainsi été réorientés vers des trajectoires de réemploi ou de démantèlement utile, avec traçabilité complète.
Ce que comprend une opération de reprise Axitest
Une opération de reprise matériel de mesure organisée par Axitest commence par l’établissement d’un inventaire technique des équipements présents en laboratoire ou en stockage. Chaque instrument est identifié par référence, configuration optionnelle, complétude accessoires et état observable afin de disposer d’une base de décision exploitable pour l’ingénierie et la logistique.
À partir de cette étape, Axitest prend en charge l’ensemble de la chaîne opérationnelle. L’enlèvement est organisé selon les contraintes du site, avec emballage adapté aux instruments et transport sécurisé vers les centres de reprise. Le suivi est assuré à chaque étape afin de garantir la continuité de traçabilité du matériel.
Après réception, chaque appareil fait l’objet d’une évaluation technique permettant de déterminer la trajectoire la plus pertinente selon son état et sa compatibilité avec les usages industriels actuels.
Les équipements pouvant être remis en circulation rejoignent la filière de réemploi Axitest. Ils sont alors contrôlés et, si nécessaire, remis en état avec l’appui de Menova, laboratoire indépendant accrédité COFRAC n° 2-6760 intervenant selon ISO 17025. Cette étape permet de prolonger la durée d’usage d’instruments encore exploitables dans des environnements techniques exigeants, tout en conservant une traçabilité associée à leur remise en service.
Les instruments non réemployables sont orientés vers une filière de démantèlement technique opérée avec Ateliers Sans Frontières, structure d’insertion du groupe ARES spécialisée dans la valorisation responsable des équipements électroniques. Les matériels y sont démontés en France, pièce par pièce, selon leur état et dans le respect des filières de traitement agréées. Chaque transfert donne lieu à la remise d’un dossier documentaire comprenant attestation de don ou de reprise, bon d’enlèvement, fiche de suivi matériel, bordereau réglementaire lorsque requis et certificat de traitement, afin que la traçabilité RSE des équipement électronique soit formalisée et directement exploitable lors des audits.
En complément du traitement matériel des équipements, l’offre Reprise Axitest intègre un dispositif de contribution environnementale réalisé en partenariat avec Tree-Nation. Dans ce cadre, des arbres sont plantés au nom du client ou de son organisation à partir de la valeur générée par la reprise des équipements. Chaque plantation est associée à un certificat nominatif indiquant l’espèce plantée, le projet de reforestation concerné et sa localisation. Lorsque le client le souhaite, il peut créer un compte Tree-Nation afin d’accéder au suivi en ligne du projet de plantation et consulter l’évolution des arbres associés à l’opération. Cette inscription reste facultative : le certificat est transmis dans tous les cas (comme sur l’illustration).
Selon les besoins du site, la reprise peut générer un avoir valable douze mois, utilisable en une ou plusieurs fois sur l’ensemble des prestations Axitest. Cette valorisation permet de transformer un stock inactif en capacité immédiate de réinvestissement sans mobiliser de budget supplémentaire.
L’ensemble de l’intervention fait l’objet d’un suivi documentaire complet permettant de conserver une vision claire du devenir des équipements sortis du parc actif et d’intégrer la reprise dans la gestion normale du cycle de vie des instruments de mesure.

Les reprises régulières chez Airbus
Dans un grand groupe comme Airbus, la diversité des programmes laisse des couches successives d’équipements accumulés : oscilloscopes, analyseurs, générateurs qui ont servi, puis attendent « au cas où ». Certains restent fonctionnels, d’autres sont dépassés par les référentiels maison. Tous finissent par brouiller l’inventaire et ralentir la maintenance. La reprise remet de l’ordre, permet de qualifier, de décider, d’optimiser le budget équipement laboratoire et de retrouver une continuité industrielle test et mesure compatible avec des jalons serrés.
Nous commençons par une photographie fidèle du parc, en notant les références, les options, la complétude et l’état réel. L’objectif de cette étape est d’éviter les discussions abstraites et d’aligner l’ingénierie avec la logistique. Ensuite, chaque appareil trouve sa voie. Lorsque la remise en état est rationnelle, il entre dans notre filière de réemploi et se fait réparer puis remettre sur le marché pour notre compte après contrôle documenté. Lorsqu’il ne l’est pas, il rejoint une filière de démantèlement responsable opérée avec Ateliers Sans Frontières.
« Après la première vague de reprise, on a réduit les variantes d’options sur nos bancs. Cela s’est traduit par moins d’erreurs de câblage et des séquences de qualification plus courtes. » — Chef de projet essais, Airbus.
Chez Airbus, les reprises successives ont surtout permis de clarifier la structure du parc d’instrumentation, en réduisant les variantes d’options et les ambiguïtés de configuration entre bancs d’essais. Cette rationalisation améliore la lisibilité technique du parc et facilite les opérations de maintenance, de qualification et d’évolution des architectures de test dans la durée.
Les reprises chez Airbus mettent ainsi en évidence trois effets structurants : un inventaire qualifié permettant un arbitrage instrument par instrument, une réduction des variantes techniques limitant les erreurs de câblage et les temps de qualification, et une meilleure cohérence du parc avec les référentiels actifs des essais.
Le dossier de traçabilité est fourni sur demande (attestation de don/vente/avoir, fiche & bon d’enlèvement, BSDD, certificat de traitement ASF ; certificat de plantation si applicable).
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Voir comment Axitest organise une opération complète : diagnostic, enlèvement sécurisé, tri, réemploi, démantèlement responsable et valorisation financière ou RSE.
L’histoire d’une opération de reprise au cœur des bancs Airbus en mars 2026
C’est précisément ce qu’illustre l’une des opérations de reprise menées chez Airbus en mars 2026, inscrite dans une démarche régulière de qualification et de réorganisation des parcs d’instrumentation. Cette intervention a porté sur 39 instruments de test et mesure, représentant environ 300 kg d’équipements techniques orientés vers des filières structurées de réemploi ou de démantèlement technique documenté. Elle constitue un exemple concret d’un travail mené par vagues successives, permettant d’ajuster progressivement les référentiels d’équipements aux besoins réels des bancs d’essais, sans rupture de continuité industrielle.
Parmi ces équipements :
- 22 instruments (56 %) ont été orientés vers la filière de réemploi Axitest, après diagnostic technique et intégration dans un processus de remise en état et de vérification réalisé avec l’appui de Menova.
- 17 instruments (44 %) ont été confiés à Ateliers Sans Frontières, pour démantèlement technique documenté et valorisation des composants dans des filières agréées.
Les instruments repris appartenaient à plusieurs familles couramment présentes dans les environnements d’essais aéronautiques et laboratoires électroniques industriels, notamment :
- oscilloscopes numériques (ex. : WAVEPRO – 760ZI)
- générateurs de signaux (ex. : KEYSIGHT – 33500B)
- analyseurs logiques (ex. : TEKTRONIX – TLA6404)
- alimentations stabilisées (ex. : TDK LAMBDA – GEN150-34)
- modules d’instrumentation de laboratoire (ex. : YOKOGAWA – 720212)
Certains de ces équipements restaient techniquement exploitables mais sortis du référentiel actif des bancs, tandis que d’autres présentaient un niveau d’obsolescence ou d’incomplétude incompatible avec une remise en circulation industrielle. La reprise a permis de qualifier précisément ces situations et d’orienter chaque appareil vers une trajectoire adaptée.
Les instruments encore exploitables sont remis en circulation, les autres orientés vers une filière de traitement adaptée, avec une traçabilité complète à chaque étape.
Estimation de l’impact carbone évité lors de l’opération de reprise menée chez Airbus
Dans le cas des équipements électroniques professionnels, l’essentiel de l’empreinte environnementale est concentré dans leur phase de fabrication. Prolonger la durée d’usage constitue donc le principal levier de réduction de leur impact carbone global.
Parmi les 39 instruments repris en mars 2026, 22 équipements (56 %) ont été maintenus dans la boucle d’usage après diagnostic et remise en état, les autres étant orientés vers une filière de valorisation technique documentée.
Sur ce lot de 300 kg d’équipements, l’allongement de la durée d’usage des instruments remis en circulation correspond à un ordre de grandeur supérieur à une tonne de CO₂e évitée, soit l’équivalent d’un vol Paris–New York. Cette estimation repose sur les facteurs moyens observés en Europe pour la préparation au réemploi des équipements électroniques professionnels et s’appuie notamment sur les analyses de l’ADEME, de GreenIT.fr et sur les travaux européens relatifs à la valorisation des DEEE.
Enseignements du cas Airbus
L’exemple Airbus démontre qu’une politique de reprise matérielle de mesure n’est pas seulement une ligne budgétaire contrairement à ce que l’on pourrait penser. C’est tout un levier de continuité industrielle et de rationalisation technique car chaque appareil repris est soit remis sur le marché après remise en état, soit démantelé de façon traçable. Dans les deux cas, le laboratoire gagne en cohérence, la planification respire, et le message RSE devient auditable. Hors Airbus, nous greffons parfois un bonus durabilité via un programme de reforestation (Tree-Nation). Cette brique optionnelle complète l’effort sur l’impact environnemental test et mesure et le test et mesure bas carbone. La démarche permet aussi d’optimiser budget équipement laboratoire et de renforcer une approche de responsabilité technique alignée avec les attentes actuelles.

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Encadrés pratiques
Pour un laboratoire industriel, la pratique de reprise doit être lisible et actionnable. Voici quelques points directement issus des opérations menées :
Check-list d’éligibilité rapide
- Instruments repris : tous appareils de test et mesure, portables ou transportables, quel que soit l’état.
- Documents utiles : références, numéros de série, état, photos, contraintes logistiques.
- Délais typiques : estimation en 72 h, enlèvement sous 5 à 10 jours planifiés.
- Hors périmètre : matériels soumis à restriction légale sans autorisation.
Comment la valeur est déterminée :
La valorisation s’appuie sur une pondération transparente : état fonctionnel, obsolescence firmware, options/licences, complétude accessoires, réputation du modèle sur le marché secondaire, coûts et contraintes logistiques. Cette grille évite les malentendus et permet une projection fiable sans divulguer d’informations sensibles. Pour un devis rapide matériel de mesure, une estimation appareil de mesure peut être fournie à partir d’un jeu minimal d’informations.
FAQ – vos frictions éventuelles et nos réponses :
- Les données contenues dans les instruments sont-elles effacées ? Oui, les mémoires sont systématiquement vidées ou remises à zéro avant sortie.
- Comment est géré le transfert de propriété ? Un document d’attestation est fourni, clarifiant la responsabilité.
- Quels délais pour l’enlèvement sur site industriel ? Généralement 5 à 10 jours ouvrés après validation.
- Acceptez-vous les équipements non fonctionnels ? Oui, sous réserve d’un diagnostic préalable pour orientation vers réemploi de composants ou démantèlement.
À propos de l’offre Reprise

Axitest pratique la reprise de matériel de mesure depuis 1998, partout en France et en Europe. L’équipe couvre l’ensemble des instruments de test et mesure, quel que soit l’état, du portable au transportable. Les opérations vont de l’enlèvement simple à la requalification d’ensembles complets, avec coordination logistique et suivi documentaire.
Nous travaillons avec un réseau reconnu de partenaires techniques et de matériel à l’économie sociale lorsque la filière de réemploi exige un démantèlement utile.
FAQ - Reprise matériel de mesure en environnement industriel
01
La reprise peut-elle être réalisée sur un site soumis à fortes contraintes d’accès (zones protégées, défense, aéronautique) ?Oui. Axitest intervient régulièrement sur des sites soumis à habilitation ou contrôle d’accès renforcé. Les opérations peuvent être réalisées sur zone ou via un enlèvement sécurisé avec bordereaux et procédure de traçabilité adaptés. Cette organisation est courante dans l’aéronautique et la défense.
02
Quel niveau de préparation doit fournir un site avant une opération de reprise ?Très peu. Une pré-qualification simple suffit : photos, références, contraintes logistiques, volumes approximatifs.
Axitest peut ensuite organiser l’inventaire complet sur place, même lorsque les armoires sont hétérogènes, non étiquetées ou mélangées (cas typique des grands groupes).
03
Comment la reprise s’articule-t-elle avec les futurs achats (neuf, reconditionné, location) ?La reprise fournit une vision claire de ce qui est réellement utilisé, réparable ou à sortir du parc. Elle sert ensuite de base pour redimensionner les achats : réinvestir via les avoirs dans du reconditionné récent, compléter avec du neuf lorsque c’est nécessaire, ou recourir à la location pour des besoins ponctuels. On ne “rajoute” plus du matériel à un parc saturé, on le réorganise à partir d’un état des lieux objectivé.
Les groupes comme Airbus utilisent ces données pour objectiver leur politique bas-carbone.
04
Est-il possible de planifier des vagues de reprise annuelles plutôt qu’une opération ponctuelle ?Oui. Plusieurs industriels organisent des programmes de reprise récurrents (annuels ou semestriels).
Ce fonctionnement permet de :
- maintenir les parcs lisibles,
- limiter les dérives de variantes,
- anticiper les besoins de rééquipement,
- réduire la charge mentale des équipes essai et intégration,
- et lisser le budget équipement.
05
Comment est gérée la traçabilité pour répondre aux audits internes et RSE ? pour éviter ces situations d’urgence ?Un dossier complet est fourni : attestations de reprise ou de don/vente, bon d’enlèvement, fiches d’état, BSDD (si démantèlement), certificat de traitement ASF, et éventuellement certificat de plantation Tree-Nation. Cette traçabilité est alignée avec les audits RSE et les exigences qualité des grands groupes.

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